RAPAMYCINE : Elle emballe notre ADN pour le protéger de l’âge

Encore une fois, notre microbiote intestinal est au cœur de ce mécanisme anti-âge, induit par la rapamycine, un agent métabolique aujourd’hui bien connu comme favorable à la longévité. Cette équipe de chercheurs du Max Planck Institute for Biology of Ageing, montre que la rapamycine, cible spécifiquement les cellules intestinales et modifie le mode de stockage de l’ADN à l’intérieur de ces cellules, de manière à favoriser la santé et la longévité intestinales. Ces observations menées à ce stade chez la mouche et la souris, et présentées dans la revue eLife, ouvrent de nouvelles voies thérapeutiques ciblées contre le vieillissement.

 

Notre matériel génétique est stocké dans nos cellules d’une manière spécifique pour que la molécule d’ADN de 2 mètres de long -chez l’Homme- s’insère dans le minuscule noyau cellulaire de chaque cellule du corps. La façon dont l’ADN est enroulé autour des protéines appelées histones, détermine quels gènes peuvent être lus dans notre génome. Mais le composé anti-âge semble influencer l’enroulement de l’ADN semblant chercher à mieux protéger les histones des effets de l’âge.

 

Si jusqu’à présent, on ignorait si les changements dans les niveaux d’histones cellulaires pourraient améliorer/retarder le processus de vieillissement, cette nouvelle recherche le suggère.

La rapamycine est l’une des substances anti-âge les plus prometteuses.

Son mode d’action qui consiste à bloquer la voie de signalisation TOR lui permet de réguler le métabolisme cellulaire, rappelle l’auteur principal, le chercheur Yu-Xuan Lu. Par ailleurs, ajoute-t-il, « nous suspectons que les niveaux d’histones ont un impact critique sur le processus de vieillissement. Cependant, nous ignorons le lien possible entre la voie de signalisation TOR et les niveaux d’histones ».

 

La rapamycine agit sur les protéines histones : les chercheurs ont analysé différents organes de la mouche des fruits Drosophila melanogaster et recherché dans les différents tissus et organes de la mouche des changements notables dans les niveaux d’histones, avant et après le traitement à la rapamycine, c’est-à-dire avant et après la désactivation de la voie de signalisation TOR. Ils observent en effet une augmentation des protéines histones après le traitement à la rapamycine.

Cet effet se produit exclusivement dans l’intestin

des mouches, mais pas dans d’autres tissus.

 

Puis les histones modifient l’enroulement de l’ADN : ce lien entre la voie de signalisation TOR et les niveaux d’histones détermine donc la longévité. Les chercheurs observent ensuite que les niveaux accrus d’histones modifient la façon dont l’ADN est stocké dans le noyau. Ces observations sont également confirmées chez la souris, ce qui suggère que le mécanisme est répandu, voire universel.

 

Ces travaux éclairent notre compréhension du mode d’action de la rapamycine et plus généralement des processus de vieillissement.

Ces résultats devront être validés chez l’Homme mais ils ouvrent de nouvelles possibilités d’interventions thérapeutiques,-en augmentant les niveaux d’histones notamment- contre le vieillissement.

Équipe de rédaction Santélog

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