SÉCURITÉ ROUTIÈRE: Mais pourquoi ce stress au volant ?

Au volant, certains stressent et d’autres pas. Cette étude de chercheurs de l’Université de Houston, spécialisée dans l’étude du stress associé à la conduite automobile, menée dans les règles de l’art identifie un nouveau type de stress, celui de « l’accélération ». L’étude, publiée dans le journal de l’Association for Computing Machinery, suggère une vulnérabilité génétique à ce type de stress.

 

L’auteur principal, Ioannis Pavlidis, professeur d’informatique à l’Université de Houston, a conçu des recherches pour capturer ce qu’il appelle le phénomène « accélération ». L’accélération étant dans ce cas le stress induit par des épisodes d’accélération, même modeste ». Si au premier abord, le facteur peut sembler « léger », il l’est moins qu’il n’y parait. Il s’agit en effet, selon la recherche, d’une caractéristique humaine innée ou prédisposition génétique.

Chez certains conducteurs, de simples accélérations font monter le stress

Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe s’est concentrée sur le comportement de conducteurs et leurs réponses aux épisodes courants d’accélération, de vitesse et de direction sur un itinéraire d’étude, soigneusement surveillé. Ces observations ont permis une compréhension de ce stress de l’accélération, une phobie jusque-là négligée.

 

L’étude : 11 conducteurs volontaires ont été suivis afin de détecter des signes de stress physiologique instantané au cours de trajets séparés d’une demi-heure le long d’un même itinéraire avec le même véhicule. Les mesures de leur stress ont été recueillis par imagerie thermique ciblant les niveaux de transpiration périnasale des conducteurs, une réponse faciale autonome (involontaire) reflétant une réponse combat-fuite. Simultanément, un ordinateur placé dans le véhicule fonctionnait comme la boîte noire d’un avion, enregistrant les accélérations, la vitesse, les freinages et la direction du véhicule. L’analyse des données révèle que :

 

la moitié des participants présentent systématiquement un stress maximal pendant des périodes d’accélération tout à fait banales, comme elles peuvent se produire par exemple, au redémarrage avec un feu vert ;
l’autre moitié des participants ne montrent aucune variation des niveaux de stress au cours de ces mêmes épisodes ;
les participants stressés accusent près de 50% plus de stress que les non-stressés ;
des psychométriques relevées par questionnaire standardisé à la fin du trajet révèle que les conducteurs stressés se sentent anxieux, épuisés et « submergés » ;
chez les participants qui stressent, les chercheurs décrivent l’accélération comme un facteur de stress à long terme, avec toutes les implications sanitaires possibles. Ainsi, chez ces personnes, la conduite automobile, plus largement, constitue un facteur majeur de stress et d’anxiété.

 

Mieux comprendre le stress au volant permet d’améliorer la sécurité routière. En particulier, pour les professionnels de la route et du transport qui sont exposés à ce type d’épisodes en permanence.

Équipe de rédaction Santélog

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