COVID LONG : Et si c’était une réactivation du virus d’Epstein-Barr ?

Ces symptômes durables du COVID long sont très probablement causés par la réactivation du virus d’Epstein-Barr (EBV) liée à la réponse inflammatoire à l’infection à SARS-CoV-2, conclut cette équipe de l’Organisation mondiale, de la Brown University (Providence) et de l’University of Georgia qui apporte un éclairage nouveau sur des symptômes qui restent inexpliqués, tels que la fatigue, le brouillard cérébral et les éruptions cutanées. L’étude, publiée dans la revue Pathogens, révèle en effet que les 2 tiers des patients atteints de COVID long présentent bien une réactivation de l’EBV.

 

On estime aujourd’hui que 30% des patients ayant développé une forme sévère de COVID-19 vont connaître ensuite une forme longue de la maladie avec des symptômes durables des mois après la disparition de l’infection. Cette recherche estime aujourd’hui que les 2 tiers de ces patients présentent une réactivation de l’EBV, -un virus responsable de plusieurs maladies dont la mononucléose infectieuse et le lymphome de Burkitt.

Quelle relation entre le SARS-CoV-2 et l’EBV ?

Les chercheurs ont en effet effectué des tests d’anticorps EBV chez 185 patients COVID, dont certains atteints de COVID long, et comparé les taux de réactivation à ceux d’autres patients COVID, ayant complètement récupéré après l’infection. L’analyse constate que :

 

68% des patients COVID long sont positifs pour l’EBV vs seulement 10 % des autres patients ;
ces taux de réactivation de l’EBV chez les patients COVID long persistent pendant des mois ;
les résultats montrent que la réactivation de l’EBV se produit probablement simultanément ou peu de temps après l’infection par COVID-19.

 

De nouvelles pistes de diagnostic et de traitement : la relation entre le SARS-CoV-2 et la réactivation de l’EBV décrite ici ouvre de nouvelles pistes de diagnostic et de traitement du COVID long. Même si cette relation doit être confirmée chez un plus grand nombre de patients, les auteurs suggèrent qu’il serait opportun de tester les patients COVID-19 pour la réactivation de l’EBV à l’aide de tests EBV EA-D IgG, EBV VCA IgM ou sériques d’ADN EBV. Les patients présentant des signes de réactivation de l’EBV pourraient être traités de manière plus précoce contre la réplication de l’EBV, ce qui pourrait contribuer à inhiber le développement de ces formes longues du COVID.

 

Il restera à déterminer quel est l’impact de la réactivation de l’EBV dans la sévérité des symptômes du COVID long et à évaluer l’intérêt thérapeutique d’agents anti-herpès virus tels que le ganciclovir, par exemple.

Équipe de rédaction Santélog

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